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L’Ankou

L’Ankou

Ankou vient du rapprochement de anken : angoisse et de ankoun : oubli

Dans les légendes bretonnes, la Mort est personnifiée par un être redoutable: l’Ankou. Il est l’image de la Mort mais il n’est pas la mort, seulement son messager, son valet ou son ouvrier. Ce n’est pas une femme, mais un homme réduit à l’état de squelette habillé: il est vêtu, comme les laboureurs de Basse-Bretagne, d’une “chupenn” (veste) et de “bragoù braz” (pantalon bouffant) noirs et porte, sur ses longs cheveux blancs, un large feutre à ruban. Sa tête décharnée tourne sans cesse autour des vertèbres cervicales pour rechercher les vivants qu’il a mission  de détruire. Il est armé d’une faux, mais elle est curieusement emmanchée à l’envers, le tranchant vers l’extérieur. Il l’affûte avec un os humain. Il est le conducteur des âmes, le passeur des âmes.

L-Ankou---fantasya.net

C’est l’âme du dernier mort de l’année qui, dans chaque paroisse, remplit pour un an les fonctions d’Ankou. Il circule uniquement la nuit, debout sur une charrette à cheval délabrée et grinçante qu’il ne fait pas bon rencontrer sur son chemin. Il y entasse ses victimes, faisant pivoter sa tête sur 360 degrés afin que nul ne lui échappe. Malheur à celui-ci qui croise son chemin, c’est que l’Ankou l’a voulu et vient le chercher. Le convoi funèbre et impressionnant à souhait est le “karrig an Ankou” char de l’Ankou (ou “karriguel an Ankou” brouette de l’Ankou), mais parfois  les gens du littoral parlent de  “Bag nez” bateau de nuit. Entendre grincer l’attelage du “karrig an Ankou” signifie l’annonce prochaine de la mort d’un proche. L’odeur de bougie, le chant du coq et les bruits de clochettes la nuit sont autant de signes annonciateurs.

Presque toutes les sculptures représentatives de l’Ankou sont situées en Basse-Bretagne: sur des édifices religieux, lieux de vie et de mort.

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Des peintures de l’Ankou, symbolisé dans des danses macabres, sont identifiées depuis le XIVe siècle. En Cornouailles Britannique, l’Ankou était un personnage du théâtre breton. Des peintures de ces danses existe dans toute l’Europe: à Paris (sans doute la plus ancienne), en Allemagne, en Suisse, en Espagne et bien sûr en Bretagne.