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Site Abbatial de Saint-Maurice - 29360 Clohars-Carnoët

Crêpes et Galettes

La première crêpe ou galette remonte à la nuit des temps. Séchée au soleil ou étalée sur la plaque brûlante, modelée à la main ou étirée avec le rozell, quelque soit sa couleur, sa forme et la céréale dont elle est issue, elle est déjà mentionnée dans les récits bibliques et existe dans l’Antiquité.

Dès le XV ème siècle, la Duchesse Anne (voir La Légende), séduite par les crêpes de Blé Noir, décide d’étendre le Sarrazin sur l’ensemble de son Duché. Les paysans bretons trouvent aubaine dans cette plante qui demande peu de travail durant sa végétation. Bien que d’un rendement irrégulier et assez faible, elle permet une récolte au bout de trois mois, ce qui lui vaut le surnom de « plante des cents jours ».

Cette culture est d’autant plus précieuse qu’elle est très peu taxée. Cela permet à beaucoup de pauvres gens de se nourrir de ces graines transformées en farine.

La galette de sarrazin se cuisait à la poêle. On pouvait la couper pour agrémenter les soupes ou la garnir de multiples produits locaux.

La crêpe de sarrazin, beaucoup plus croustillante, s’obtenait en battant longuement la pâte au « poing » et se cuisait sur des pierres ou biligs en fonte.

A l’arrivé des premières galètoires, les jours de marché ou de foire, les crêpières travaillaient dès l’aurore pour préparer d’énorme piles de galettes accompagnées de pâtés, saucisses et beurre salé. La crêpe de sarrazin était dégustée au dessert, les crêpières rajoutaient des œufs à la pâte puis la parfumaient de cannelle ou de fleur d’oranger. La crêpe douce était née.

Bientôt, le froment remplaça le sarrazin puis le lait entra dans la composition.

Aussi nommerons-nous « galettes » tout ce qui est réalisé à base de sarrazin et « crêpe » tout ce qui est confectionné à partir du froment.